La Fédération malienne de football (Femafoot) n’a plus de bureau exécutif depuis le week-end passé. Le président Mamoutou Touré dit Bavieux, ses trois vice-présidents ainsi que les cinq autres membres restant ont rendu leur démission au secrétaire général le dimanche, privant l’institution de sa tête.
Après un parcours sans victoire des Aigles du Mali à la CAN Maroc 2025 qui a pris fin dimanche 18 janvier sur une victoire sénégalaise face au pays hôte de la compétition, les supporters maliens, en colère, ont dirigé leur rage sur la fédération malienne de football, mettant en cause la qualité de la gestion du bureau exécutif dont le président est en détention préventive depuis avant sa réélection. Sur les réseaux sociaux, de nombreux activistes amoureux du ballon rond ont appelé à la dissolution du bureau exécutif de la femafoot sous la conduite de Mamoutou Touré dit Bavieux. Des pétitions ont même été lancées. Quelques jours plus tard, la campagne digitale produit des résultats. Le 13 janvier dernier, 10 des 19 membres du bureau exécutif ont démissionné. Une nouvelle qui a sérieusement fragilisé le bureau exécutif en place.
Dans ces conditions, le Secrétaire général de la Fémafoot devait convoquer une Assemblée générale extraordinaire dans les délais impartis (c’est 30 jours pour l’extraordinaire) pour informer les membres statutaires (clubs, ligues régionales) qui vont apprécier la suite sur des recommandations pareilles : acter les démissions, dissoudre le bureau et ordonner au Secrétaire général de convoquer une Assemblée générale élective dans les délais impartis (60 jours).
Cette situation a mis dos au mur le président Bavieux dont les opposants réclament la tête depuis longtemps. Face à la démission en cascade, Bavieux, ses trois vice-présidents et les cinq autres membres du bureau ont démissionné le dimanche 18 janvier 2026 ouvrant un nouveau chapitre du football malien.
Une aubaine pour Salaha Baby ?
Pas sûr. Seul candidat face à Bavieux lors de la dernière élection du Président de la Femafoot, Salaha Baby devrait paraître comme le candidat favori d’une éventuelle assemblée générale élective de la fédération. C’est ce que souhaitent les partisans du monsieur Baby. Mais, les opinions exprimées jusqu’ici plaident majoritairement en sa défaveur. L’opinion réclame le changement de logiciel, un changement à la camerounaise. De plus en plus des voix s’élèvent et réclament des anciennes gloires du football à la tête de la Femafoot. Certains suggèrent Seydoublen Keïta, Mahamadou Diarra Djila tandis que d’autres réclament Frédéric Oumar Kanouté, Mohamed Sissoko Momo, etc. Toutefois, force est de constater qu’il y a problème.
Aucun de ces noms cités ne s’est impliqué formellement dans la gestion du football depuis leur retraite professionnelle. Donc, ils ne sont pas demandeurs. Doit-on confier la gestion de notre football à celui qui ne le demande ? En tout cas, en cas d’échec, il peut légitimement dire qu’il n’était pas demandeur. D’ailleurs, les textes de la Femafoot n’autorisent pas cela. S’il devrait avoir un nouveau président, ce serait certainement quelqu’un qui est déjà dans le système. Ainsi, le grand changement aura-t-il lieu? A suivre !
Par Y. Traoré
Source : La Référence du Mali
