Arrêté pour pédophilie sur une fillette : Le vieux Yaya Diarra condamné à 10 ans de réclusion

Accusé de pédophilie, Yaya Diarra a comparu à la barre de la chambre criminelle de Bamako pour connaître son sort.

C’était le mardi 24 février dernier et l’affaire a été délibérée une semaine plus tard, condamnant le vieillard de 65 ans à 10 ans de réclusion et au payement de 300 000 F CFA d’amende.

Le 19 janvier 2021, vers 19 h, la petite L. T. passait devant un domicile dans le quartier de Titibougou-Farakoba. Elle fut approchée par Yaya Diarra, tout en lui proposant trois mangues. Il a réussi ainsi à trainer celle-ci dans sa chambre où elle fut molestée tout en attachant ses pieds, ses bras et sa bouche. Puis, il s’adonna à une pénétration sexuelle violente sur sa victime. Elle a subi des blessures sur sa partie intime.

Quand elle arriva à la maison, sa mère adoptive a constaté que ses habits étaient maculés de sang et elle lui demanda à ce propos. C’est ainsi qu’elle lui a raconté la scène dans les moindres détails. Le commissariat de police du 1er arrondissement, avisé des faits, a procédé l’interpellation du sieur Yaya Diarra qui a été par la suite conduit devant le parquet du Tribunal de grande instance de la Commune I du district de Bamako d’où l’ouverture d’une information judiciaire.

L’inculpé Yaya Diarra a reconnu les faits à toutes les étapes de la procédure ainsi qu’à la barre. Il a expliqué qu’il s’est servi de sa victime pour se venger de sa mère adoptive Ramata Tounkara, laquelle, dira-t-il, avait voulu l’emprisonner dans le passé.

Selon le président et ses conseillers, rien ne justifie un tel acte, sinon pourquoi se venger de cette façon d’une fille de 7 ans pour les actes de sa mère. Le vieillard a répondu qu’il ne pouvait avoir en aucun cas la mère pour se venger, c’est pourquoi il a choisi sa fille.

Selon les explications de Ramata Tounkara, Yaya Diarra était un vieux célibataire sans enfant qui faisait les petites commissions de son époux. « Il était payé et on lui donnait régulièrement à manger. Lors d’une fête de Tabaski, il m’a demandé de la viande crue. J’étais même étonnée, vu qu’il n’a ni épouse ni d’enfants pour la lui préparer, mais il a insisté et c’est depuis ce jour, il n’arrête pas de raconter des balivernes que je l’ai empoisonné. Ladite viande n’est sortie nulle part d’autre. C’est le bélier qui a été égorgé chez moi et il a participé à tous les travaux. J’en ai pris un morceau pour le lui donner », a-t-elle clarifié.

La mère de la victime a ajouté que l’accusé s’adonnait à cette pratique d’après ses voisins, mais que personne n’osait le dénoncer.

Le ministère public a demandé qu’on le maintienne dans les liens de l’accusation et le condamner afin qu’il serve de leçon. Malgré la plaidoirie de la défense, il en a pris lourd. Dans le délibéré du mardi 3 mars dernier, la chambre l’a reconnu coupable et condamné à 10 ans de réclusion et au payement de 300 000 F CFA d’amende.

                 

Marie Dembélé

Source : Aujourd’hui-Mali

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