Bilan matrimonial de fin d’année 2025 en commune V 207 mariages célébrés d’octobre à décembre, la polygamie, option dominante des nouveaux couples

La fin de l’année 2025 a été marquée par une intense activité matrimoniale en Commune V du district de Bamako. Au total, 207 mariages ont été célébrés au cours du dernier trimestre, d’octobre à décembre, avec une progression constante d’un mois à l’autre. Une dynamique qui confirme que cette période reste au Mali, particulièrement propice aux unions.

Si, dans certaines régions et au sein de certaines communautés, les mariages sont traditionnellement célébrés au début de l’hivernage, à Bamako, la tendance est tout autre. La fin d’année s’impose comme le moment privilégié pour officialiser les unions. Les données statistiques de la mairie de la Commune V viennent d’ailleurs corroborer cette réalité. Dans le détail, le mois d’octobre enregistre 56 mariages, dont une large majorité en régime polygamique (53 contre 3 monogamiques). La tendance se maintient en novembre avec 40 unions, dont 39 polygamiques et un seul mariage monogamique.

C’est en décembre que l’activité atteint son pic. À lui seul, ce mois totalise 111 mariages, soit plus de la moitié des célébrations du trimestre. Là encore, la polygamie domine largement avec 108 cas, contre seulement 3 unions monogamiques.

Au total, sur les 207 mariages recensés, 200 couples ont opté pour la polygamie, confirmant une tendance socioculturelle profondément ancrée dans la commune.

Comment expliquer une telle concentration de mariages en fin d’année ? Plusieurs facteurs, à la fois économiques, sociaux et culturels  permettent d’éclairer ce phénomène. Au Mali, la fin d’année est perçue comme une période de réjouissances, marquée par les congés, les retrouvailles familiales et une certaine stabilité financière pour de nombreuses familles. Ces conditions favorisent l’organisation de cérémonies, souvent considérées comme des moments de prestige, mais aussi de renforcement des liens sociaux et communautaires.

Au-delà de l’aspect festif, cette période correspond également à un moment de bilan et de projection vers la nouvelle année, incitant de nombreux couples à franchir le pas du mariage.

Comparés aux années précédentes, ces chiffres laissent apparaître une hausse notable du nombre de mariages en Commune V, traduisant un dynamisme social certain. Le mariage  demeure une institution centrale, au cœur des équilibres familiaux et des traditions.

Toutefois, la prédominance de la polygamie continue de susciter des interrogations chez certains observateurs, notamment sur l’évolution des modèles familiaux et les implications socio-économiques qui en découlent.

Une certitude s’impose néanmoins : en Commune V, la fin d’année 2025 aura été une véritable saison des mariages.

Fousseyni SISSOKO

Source notre Voie

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