Can/Maroc-2025 : Evitons le « moi ou le chaos »

Après une fin de parcours douloureuse de nos Aigles en quarts de finale de la Can-2025 contre le Sénégal (pays voisin), nous tenons à remercier l’ensemble du peuple malien ainsi que les supporters et sympathisants des Aigles pour le soutien et l’amour manifestés tout au long de la compétition.

Restés fidèles à leur engagement, nos vaillants et héroïques Aigles ont tout donné pour aller chercher cette première couronne continentale. Malheureusement, des faits de jeu ont écourté leur parcours.  La pilule de l’élimination est vraiment dure à avaler, mais il faut comprendre après tout que ce n’est que du football.

Pour autant, ce sort cruel ne doit pas nous faire perdre espoir pour un lendemain meilleur. Car le potentiel de l’équipe augure un bel avenir.

La défaite est orpheline !

Après cette élimination en quarts de finale comme lors de la précédente édition en Côte d’Ivoire, au lieu de tirer les vrais enseignements en mettant le cap sur les prochaines échéances, c’est le contraire qui se produit. Alors que chacun doit jouer sa partition sans animosité.

Un constat : au lendemain de chaque élimination, les voix se multiplient partout pour réclamer la dissolution de la Fémafoot, le limogeage du sélectionneur, etc.

Comme souvent, j’ai également constaté cette agitation négative de certains anciens joueurs internationaux qui ne réagissent jamais quand c’est bon. Moi ou le déluge ! En voulant à chaque fois tout casser pour des intérêts je dirais personnels. Dans ce sens des voix se lèvent pour réclamer les anciens footballeurs à la tête de la gestion de notre sport roi.

Et pourtant, des anciens footballeurs sont toujours impliqués et ont joué des rôles très importants dans la gestion du football au Mali comme sélectionneur, manager général, assistant ou conseiller du sélectionneur. C’est déjà une grande considération.

Je ne suis pas contre qu’un ancien international soit un jour à la tête de la Fémafoot, car j’ai beaucoup d’estime et du respect envers tous ces anciens internationaux qui ont à leur manière mouillé le maillot pour la patrie et qui ont souvent hissé notre drapeau au sommet. Mais ! Une chose est sûre, il n’est pas forcément dit qu’un ancien joueur à la tête de l’arène du football réussira. Pour exemple, l’ancien international, Salif Kéita (paix à son âme), premier Ballon d’or africain a dirigé le comité exécutif de la Fémafoot de 2005 à 2009. La suite, on la connaît tous.

Au lieu de souhaiter le chaos pour régner, posez les vrais problèmes pour qu’ensemble on trouve des vraies solutions pour notre football. Restons solidaires, forts pour nous remobiliser et aller de l’avant. Notre football a tout pour briller et nous faire briller de bonheur.

 Journaliste sportif

Source : Aujourd’hui-Mali

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