À Bamako, le rêve de posséder au moins une voiture par ménage est largement partagé. Pourtant, la ville ne dispose pas d’un réseau routier suffisant pour supporter un parc automobile aussi important.
Les embouteillages aux heures de pointe témoignent clairement de cette insuffisance, avec des axes principaux constamment saturés, rendant les déplacements pénibles. Pour de nombreux jeunes Bamakois, avoir une voiture représente aujourd’hui une priorité, ce qui explique l’essor rapide de l’industrie automobile.
Chaque jour, de nouveaux véhicules arrivent, tandis que les anciens continuent d’occuper les routes. Il n’est donc pas surprenant de voir les rues envahies par les voitures. Les abords des routes sont également pris d’assaut : commerçants et clients y stationnent, réduisant l’espace de circulation et obligeant les usagers à avancer à une allure très lente. Face à cette situation, les autorités pourraient agir en imposant des règles strictes de circulation, comme cela se fait dans certains pays africains. En renforçant les conditions de mise en circulation des véhicules et en développant des transports urbains organisés et attractifs, la pression sur les routes pourrait considérablement diminuer.
Ibrahima Ndiaye
Source : Mali Tribune
