En juin 2025, le médecin-colonel Ismaïla Macalou, Secrétaire permanent de la Mission interministérielle de Coordination de la lutte contre la drogue (MILD), a tiré la sonnette d’alarme concernant la gravité de la consommation de drogue au Mali.
Selon sa déclaration, 70 % des jeunes maliens âgés de 18 à 25 ans sont consommateurs de drogues, parmi lesquels 25 % sont des filles.
Une enquête menée en 2012 par le ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille révélait déjà que 78 % des jeunes de moins de 18 ans consomment des drogues, dont 25 % de filles, comme l’a également rapporté le Lieutenant-Colonel de police Aissata Traoré. Elle souligne que, n’ayant pas été mise à jour, les chiffres actuels pourraient être plus alarmants.
Bien que les données sur les usagers de drogues soient rares, il est indéniable que cette pratique est courante au Mali, notamment chez les jeunes filles. Comme le soulignent des experts de la lutte contre la toxicomanie, tels que Mme Aïssata Traoré et le psychologue Cheick Oumar Sissoko, la toxicomanie féminine prend de l’ampleur. Les consommatrices, souvent mises à l’écart du cadre familial, rejoignent des réseaux pour se procurer leur dose, les amenant à adopter des pratiques peu orthodoxes.
De plus, comme l’indique le rapport de l’ONUDC (Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime) en 2025, la disponibilité, la couverture et l’accessibilité des traitements pour l’usage de drogues restent limitées au Mali, tout comme dans de nombreux autres pays d’Afrique et d’Asie. D’où l’urgence de multiplier et de soutenir les centres de prise en charge.
Khadydiatou .Sanogo
Source : Maliweb
