Grâce au soutien de Monde Laboratory Mali, la Polyclinique des armées de Kati sera dotée d’un centre de dépistage pour un coût de 2 milliards de F CFA.
Le chef d’Etat-major général des armées, le général de division Oumar Diarra, a procédé, le jeudi 26 février, dans l’enceinte de la Polyclinique des armées de Kati, à la pose de la première pierre du laboratoire de dépistage de drogues, couplé à un centre de formation et de sensibilisation sur les stupéfiants.
Cette future infrastructure destinée à nos Forces de défense et de sécurité (FDS) est un don de Monde Laboratory Mali visant à renforcer les capacités de notre pays à lutter contre ce fléau, à travers la Mission interministérielle de coordination de la lutte contre la drogue.
Outre le chef d’Etat-major général des armées, le général de division Oumar Diarra, la cérémonie de pose de la première pierre s’est déroulée en présence du directeur général de Monde Laboratory Mali, Dr. Dantouma Koïta.
L’édifice, qui sera érigé dans les locaux de la Polyclinique des armées de Kati, comprendra un laboratoire de dépistage de drogues couplé à un centre de formation sur les stupéfiants, destiné aux Forces de défense et de sécurité. Il sera financé par Monde Laboratory Mali, une structure qui s’est également engagée à rénover le laboratoire des sapeurs-pompiers de Dravéla. Le coût total des deux projets est estimé, selon le directeur général de Monde Laboratory Mali, Dr Dantouma Koïta, à deux milliards de FCFA, pour une durée d’exécution de 12 mois.
Expliquant le bien-fondé de cette initiative, le premier responsable de Monde Laboratory Mali a salué la détermination et la vision des autorités maliennes, incarnées par le chef de l’Etat, le général d’armée Assimi Goïta, lequel, selon lui, a ordonné une riposte ferme et coordonnée contre ce fléau qui ronge notre jeunesse et fragilise les fondements de notre société.
Pour Dr. Koïta, investir dans un laboratoire spécialisé de dépistage, c’est investir dans la prévention, dans la crédibilité institutionnelle et dans la performance opérationnelle de nos Forces de sécurité. A l’en croire, cette infrastructure permettra de disposer de preuves scientifiques incontestables, essentielles tant pour les décisions administratives que pour les procédures judiciaires.
Il a également précisé que leur structure est entièrement malienne, composée d’une équipe 100 % nationale, et qu’elle a pour mission principale d’améliorer significativement la sécurité et la santé publique au Mali, en mettant à la disposition des institutions nationales des services de diagnostic fiables, rapides et conformes aux normes internationales les plus exigeantes.
Le chef d’Etat-major général des armées et le directeur de la Polyclinique des armées ont salué cette initiative. « La véritable force d’une armée moderne ne réside pas seulement dans ses équipements, mais aussi dans la résilience physique et mentale de ses soldats. Le dépistage précoce et la prévention ne sont pas des options, ce sont des nécessités opérationnelles. Combien d’évacuations sanitaires chroniques auraient pu être évitées ? Combien de soldats aguerris avons-nous perdus à cause de pathologies détectées trop tard ? Ce centre nous permettra de passer d’une médecine réactive à une médecine proactive qui anticipe et protège », a soutenu le chef d’Etat-major général des armées, qui représentait le ministre d’Etat, ministre de la Défense et des Anciens combattants, le général de corps d’armée Sadio Camara.
Selon le général de division Oumar Diarra, nos soldats affrontent aujourd’hui des menaces sanitaires complexes : maladies infectieuses en zones tropicales, pathologies liées au stress opérationnel, expositions à des environnements extrêmes.
« Ce centre sera notre outil de veille sanitaire stratégique, capable d’identifier rapidement les risques et d’adapter nos protocoles médicaux aux réalités du terrain », a-t-il affirmé avant de procéder à la pose de la première pierre dudit centre, en compagnie du directeur général de Monde Laboratory Mali.
Kassoum Théra
Source : Aujourd’hui-Mali
