Bilan stratégique et cap ambitieux pour 2026
Le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme a frappé fort. À l’occasion de la clôture de la 4ᵉ édition de la Semaine de la Justice, tenue le 14 février 2026 au Centre International de Conférences de Bamako, le département a dévoilé des résultats qui marquent un tournant dans la gouvernance judiciaire du Mali.
Au cœur des annonces : 264 milliards de FCFA recouvrés au profit du Trésor public en 2025. Un chiffre qui dépasse le simple cadre statistique et traduit une offensive assumée contre la délinquance économique et financière.
Selon les informations de Bamada.net, cette performance est l’une des plus significatives enregistrées ces dernières années par le secteur judiciaire.
Une justice qui revendique des résultats concrets
Lors du traditionnel déjeuner-débat avec la presse organisé pour la clôture de l’événement, le ministre de la Justice, Mamoudou Kassogué, entouré de son cabinet, du secrétariat général et de plusieurs acteurs judiciaires, a défendu un bilan qu’il qualifie de structurant.
Un documentaire projeté en introduction a retracé les principales actions menées en 2025 : réformes organisationnelles, renforcement des juridictions spécialisées, modernisation des méthodes de travail et amélioration de la coopération interinstitutionnelle.
Pour les responsables du département, ces avancées ne relèvent pas d’un simple affichage, mais d’un changement progressif de culture administrative et judiciaire.
Recouvrements records : un levier pour les finances publiques
Les 264 milliards de FCFA récupérés proviennent principalement de dossiers liés à la criminalité économique, aux contentieux financiers et aux affaires de détournement.
Ce montant, selon des sources proches du département, illustre le renforcement des mécanismes de poursuite et l’efficacité accrue des juridictions compétentes.
Dans un contexte de transition et de recherche de souveraineté financière, ces ressources récupérées constituent un apport stratégique pour l’État.
Des réformes qui s’installent dans la durée
Au-delà des chiffres, le ministère met en avant plusieurs chantiers structurants :
-
Digitalisation progressive des procédures judiciaires
-
Renforcement des capacités des magistrats et greffiers
-
Extension et réhabilitation d’infrastructures judiciaires
-
Meilleure coordination avec les services d’enquête
-
Promotion active des droits humains
Le Secrétaire général du département a, de son côté, souligné que la Semaine de la Justice est désormais un cadre d’évaluation interne et externe, devenu incontournable.
Justice et communication : un nouveau rapport avec les médias
Le déjeuner-débat avec la presse n’est plus une simple formalité protocolaire. Il s’impose comme un espace d’explication et de pédagogie institutionnelle.
En dialoguant directement avec les journalistes, le département cherche à clarifier ses actions, à expliquer ses réformes et à instaurer une relation plus transparente avec l’opinion publique.
Pour Bamada.net, cette démarche participe d’une volonté affichée de rendre la justice plus lisible et plus compréhensible pour les citoyens.
2026 : accélération annoncée
Pour l’année en cours, les priorités sont claires :
-
Intensifier la lutte contre la corruption
-
Accroître les performances en matière de recouvrement
-
Réduire les délais de traitement des dossiers
-
Poursuivre la modernisation administrative
-
Renforcer l’accès équitable à la justice
Le ministère affiche ainsi une ambition : consolider les acquis et transformer durablement l’appareil judiciaire malien.
Un tournant institutionnel
Cette 4ᵉ édition de la Semaine de la Justice consacre une dynamique : celle d’une institution qui cherche à se repositionner comme pilier de la gouvernance publique.
Les résultats annoncés constituent un indicateur fort. Reste désormais à maintenir le cap et à inscrire ces performances dans la continuité.
Une chose est certaine : la 5ᵉ édition est déjà attendue.
MLS
Source: Bamada
