« Le taux de croissance du PIB réel estimée à 5,6 % en 2025 devrait s’accélérer pour atteindre 6,3% et 6,5% respectivement en 2026 et 2027 »
C’est dans une atmosphère conviviale que le ministre de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou, ministre d’Etat, a procédé le jeudi 26 février, au lancement des travaux du processus budgétaire 2027. L’événement s’est déroulé en présence de nombreux invités de marque dont des autorités des finances. « Comme à l’accoutumée, la présente rencontre nous permet de tirer les enseignements de l’exécution budgétaire précédente, d’analyser les défis auxquels notre économie est confrontée el, surtout, de définir ensemble les priorités stratégiques qui guideront l’action publique pour l’année à venir », précisera le ministre Sanou. Selon lui, « l’année budgétaire 2026 qui a démarré sous de bons auspices, le gouvernement maintiendra les efforts pour l’amélioration de l’exécution du budget à travers le double objectif d’intensification de la mobilisation des ressources intérieures et de rationalisation des dépenses de l’administration ». Voici le discours du ministre Alousseni Sanou.
C’est un réel privilège pour moi, de procéder à l’ouverture officielle de la rencontre annuelle consacrée au processus budgétaire 2027.
Je saisi cette occasion pour vous souhaiter une bonne et heureuse année 2026 dans un Mali apaisé
Par la même occasion, je souhaite un bon mois de Ramadan aux musulmans et un bon Carême aux chrétiens. Comme à l’accoutumé, la présente rencontre nous permet de tirer les enseignements de l’exécution budgétaire précédente, d’analyser les défis auxquels notre économie est confrontée el, surtout, de définir ensemble les priorités stratégiques qui guideront l’action publique pour l’année à venir.
Mesdames et Messieurs,
Malgré les effets négatifs des crises multiples et des tensions géopolitiques qui secouent le monde et perturbent les circuits économiques et commerciaux, le contexte macroéconomique national qui prévaut à l’élaboration du budget 2027 demeure globalement rassurant. Il se distingue notamment par une amélioration notable de la situation sécuritaire et socio-politique.
Cette évolution positive s’appuie sur la montée en puissance des Forces armées maliennes (FAMa), qui assurent avec efficacité leur mission régalienne de protection des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire national, tout en poursuivant les opérations de neutralisation des poches résiduelles d’insécurité.
Le taux de croissance du PIB réel estimée à 5,6 % en 2025 devrait s’accélérer pour atteindre 6,3 % et 6,5 % respectivement en 2026 et 2027.
L’inflation qui demeure maitrisée, devrait se situer en dessous de la norme communautaire de 3 % grâce à une politique monétaire prudente de la Banque centrale, aux efforts conjugués du gouvernement et des acteurs du monde économique, et à une bonne campagne agricole.
Pour ce qui concerne les premières estimations de l’exécution budgétaire 2025, la mobilisation des recettes fiscales ressort très satisfaisante avec un taux de pression fiscale qui se situe à 14,2 % du PIB contre une prévision de 13,4%. L’exécution des dépenses a été contenue dans la limite des dépenses prévues, soit 20,9% du PIB contre une prévision de 22 %.
Le niveau du déficit budgétaire est ressorti à 1,5 % du PIB nettement meilleur que la prévision de 2,7 %. Ces résultats ont été obtenus grâce aux efforts du Gouvernement dans le cadre de l’assainissement des finances publiques.
S’agissant des échanges avec le reste du monde, la balance des paiements devrait enregistrer un solde global excédentaire de 49,9 milliards F CFA en 2025 même s’il demeure en deçà de la performance.
En ce qui concerne l’année budgétaire 2026 qui a démarré sous de bons auspices, le gouvernement maintiendra les efforts pour l’amélioration de l’exécution du budget à travers le double objectif d’intensification de la mobilisation des ressources intérieures et de rationalisation des dépenses de l’administration.
Mesdames et Messieurs
Les travaux du processus budgétaire 2027 s’ouvrent dans un contexte marqué, notamment, par la poursuite de la mise en œuvre de la ‘Vision Mali Kura 2063’ ainsi que de sa déclinaison opérationnelle, la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable 2024-2033.
Pour rappel, la vision Mali 2063 constitue une initiative ambitieuse et inclusive visant à transformer le Mali en un pays émergent à l’horizon 2033, tout en posant les bases d’un développement durable et souverain à long terme.
Sa mise en œuvre est structurée en quatre phases décennales successives, dont la première correspond à la Stratégie nationale pour «Emergence et le développement durable 2024-2033». Cette Stratégie nationale vise à consolider les fondements de la stabilité macro-économique et à inscrire l’économie nationale sur une trajectoire de croissance forte, inclusive et durable, estimée en moyenne à 10% par an. Dans un contexte marqué par l’augmentation régulière de la croissance du PIB réel, les perspectives macroéconomiques appellent au maintien d’une politique budgétaire à la fois ambitieuse et prudente.
Dans cette optique, la politique budgétaire vise un déficit prévisionnel de 2,7 % du PIB en 2027, en cohérence avec la norme communautaire de l’Uémoa. Cette orientation sera poursuivie sans compromettre les acquis en matière de défense et de sécurité, ni les efforts d’amélioration des Infrastructures socioéconomiques de base, indispensables à l’amélioration durable des conditions de vie des populations.
Mesdames et Messieurs,
Deux thèmes importants feront l’objet de débat au cours de la présente conférence budgétaire, à savoir : les projets structurants des investissements stratégiques pour assurer un développement durable et inclusif au Mali à l’aune de la Vision Mali-2063 ; le contrôle d’affectivité de la prestation objet des dépenses publiques.
Outre ces deux thèmes, la conférence se penchera également sur les orientations de la politique budgétaire de 2026 et le cadrage budgétaire 2027: le projet de calendrier de la préparation du budget 2027: les réformes en cours en lien avec la digitalisation des moyens de paiement publics, notamment le TresorPay. La diversité des profils et la qualité des panelistes, permettra, j’en suis sûr, d’éclairer le public sur les principales thématiques abordées.
Mesdames et Messieurs.
Avant de terminer mes propos, je voudrais remercier l’ensemble des Partenaires Techniques et Financiers et les acteurs du processus budgétaires pour leur accompagnement constant.
En vous exhortant à des débats francs et constructifs, je souhaite plein succès à vos travaux et déclare ouverte la conférence de lancement des travaux du processus budgétaire 2027″.
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PROCESSUS BUDGETAIRE 2027 :
Un taux de croissance prévisionnel de 6,5 % attendu
Le ministre de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou, a procédé le jeudi 27 février 2026, au lancement des travaux du processus budgétaire 2027. C’était à l’hôtel de l’Amitié de Bamako. En 2027, le taux de croissance prévisionnel du PIB est estimé à 6,5 %, contre 6,3 % attendu en 2026.
Les rencontres permettent de tirer les enseignements de l’exécution budgétaire précédente, d’analyser les défis auxquels l’économie malienne est confrontée et, surtout, de définir ensemble les priorités stratégiques qui guideront l’action publique pour l’année à venir. Cette conférence budgétaire 2027 a abordé plusieurs thématiques majeures, parmi lesquelles les projets structurants d’investissements stratégiques pour un développement durable et inclusif, le contrôle de l’effectivité des prestations objet des dépenses publiques, les orientations de la politique budgétaire 2026 et le cadrage budgétaire 2027, le calendrier de préparation du budget 2027 ainsi que les réformes en cours, notamment la digitalisation des moyens de paiement publics à travers le dispositif TrésorPay. Selon le ministre de l’Economie et des Finances Alousséni Sanou, les travaux budgétaires 2027 s’inscrivent dans le cadre de la Vision 2063 du gouvernement de la Transition et de sa déclinaison opérationnelle, la Stratégie nationale pour l’émergence et le Développement durable 2024-2033.
Dans cette perspective, le gouvernement entend maintenir une politique budgétaire à la fois ambitieuse et prudente, avec un déficit prévisionnel de 2,7 % du PIB en 2027, en conformité avec les critères de convergence de l’Uémoa. « L’inflation, qui demeure maitrisée, devrait se situer en dessous de la norme communautaire de 3 % grâce à une politique monétaire prudente de la Banque centrale, aux efforts conjugués du gouvernement et des acteurs du monde économique, et à une bonne campagne agricole » , a-t-il indiqué.
A ses dires, cette amélioration s’est également traduite dans les résultats budgétaires de 2025. « Le taux de croissance du PIB réel estimée à 5,6 % en 2025 devrait s’accélérer pour atteindre 6,3 % et 6,5 % respectivement en 2026 et 2027. Pour ce qui concerne les premières estimations de l’exécution budgétaire 2025, la mobilisation des recettes fiscales ressort très satisfaisante avec un taux de pression fiscale qui se situe à 14,2 % du PIB contre une prévision de 13,4 %. L’exécution des dépenses a été contenue dans la limite des dépenses prévues, soit 20,9 % du PIB contre une prévision de 22%. Le niveau du déficit budgétaire est ressorti à 1,5 % du PIB nettement meilleur que la prévision de 2,7% », a soutenu le ministre Sanou.
En conclusion, ces résultats ont été obtenus grâce aux efforts du gouvernement dans le cadre de l’assainissement des finances publiques.
Marie Dembélé
Source : Aujourd’hui-Mali
