La 21e session ordinaire du Conseil d’administration de la Maison du Hadj s’est tenue le vendredi dernier dans la salle de conférence de la structure.
L’examen des activités réalisées, la situation d’exécution du budget 2025, ainsi que l’examen et l’adoption du programme d’activités et du budget prévisionnel 2026 figuraient, entre autres, parmi les points inscrits à l’ordre du jour.
résidés par le ministre des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes, Dr Mahamadou Koné, qui avait à ses côtés le directeur de la Maison du Hadj, Dr Abdoul Fatah Cissé, les travaux de cette 21e session du Conseil d’administration interviennent à environ deux mois du départ des premiers pèlerins vers les lieux saints de l’islam.
Dans son adresse aux membres du Conseil d’administration, le ministre des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes a rappelé l’importance du Hadj pour les pèlerins et a surtout insisté sur l’engagement de tout un chacun afin d’assurer une organisation exemplaire, transparente et efficace de ce grand événement. Le ministre Koné a révélé que le Royaume d’Arabie saoudite, qui accueille chaque année plus de deux millions de fidèles musulmans venant de différents horizons, a adopté cette année de nouvelles exigences relatives aux visites médicales et aux formalités sanitaires. Ces mesures ont pour but, selon lui, de n’autoriser le Hadj qu’aux musulmans physiquement et mentalement aptes à l’accomplir.
Pour être sélectionné au Hadj de cette année, a-t-il poursuivi, le futur pèlerin doit présenter un certificat médical délivré par des médecins agréés du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, conformément aux instructions du ministère de la Santé du Royaume d’Arabie saoudite.
Selon le chef du département des Affaires religieuses, l’organisation du pèlerinage est une activité très complexe. Chaque campagne a ses propres réalités, d’où la nécessité d’une recherche permanente de méthodes et de solutions aux problèmes posés, qui ne préviennent pas la plupart du temps. Il a profité de cette occasion pour saluer les efforts déployés par les organisateurs maliens du pèlerinage, notamment la filière gouvernementale à travers la Maison du Hadj (MDH) et la filière privée, composée de treize (13) regroupements d’agences de voyage.
Pour le ministre Koné, la qualité de l’organisation du Hadj reflète l’image de notre pays à l’extérieur. Il a insisté sur plusieurs priorités, notamment : la transparence et la bonne gouvernance ; la gestion rigoureuse des ressources financières et logistiques ; l’amélioration continue des prestations ; l’évaluation des performances et la correction des insuffisances ; la modernisation et la digitalisation à travers la transformation numérique ; le suivi administratif et la communication avec les pèlerins ; ainsi que la coordination institutionnelle.
« La réussite du Hadj repose sur une synergie entre les différents acteurs (autorités administratives, encadreurs, partenaires techniques, médias et institutions religieuses). Nous devons donc consolider cette collaboration dans un esprit de responsabilité partagée », a conseillé le ministre.
S’agissant du budget prévisionnel 2026 de la Maison du Hadj, le ministre a précisé qu’il est équilibré en recettes et en dépenses et arrêté à 11 620 308 976 de F CFA, en légère diminution par rapport à l’exercice 2025, qui s’établissait à 14 009 340 411 de F CFA. « Cet écart est dû à la notification du mandat de délégation pour la prise en charge de la Mission nationale d’encadrement du pèlerinage musulman 2025 et à l’inscription d’une partie des pèlerins de 2026 en 2025. Je vous encourage à poursuivre vos efforts avec détermination, innovation et un sens élevé du service public. Le ministère des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes restera engagé à vos côtés pour accompagner les réformes nécessaires et soutenir toute initiative visant à améliorer davantage le Hadj aux lieux saints de l’islam », a-t-il déclaré.
Le directeur de la Maison du Hadj, Dr Abdoul Fatah Cissé, s’est réjoui de l’état des préparatifs du Hadj 2026, qu’il a jugé satisfaisant.
« Dans le cadre des préparatifs, nous sommes à un taux d’avancement de 98 %, que ce soit ici au Mali ou en Arabie saoudite. Tout se passe très bien. Avec les membres du Conseil d’administration, nous avons exploré les voies et moyens pour parfaire le processus et faire mieux qu’en 2025.
Aujourd’hui, le Hadj est digitalisé à 100 %. Cependant, sur le plan organisationnel, il y a toujours des problèmes à régler, notamment le respect des délais du chronogramme saoudien », a-t-il constaté.
Notons que 13 323 pèlerins s’envoleront pour les lieux saints de l’islam.
Pour le directeur de la Maison du Hadj, il n’y aura pas non plus de temps à perdre pour les préparatifs du Hadj 2027, car aussitôt que les pèlerins seront de retour, la campagne pour 2027 sera lancée.
Kassoum Théra
Source : Aujourd’hui-Mali
