Considérée comme passerelle importante de la cocaïne vers l’Europe, la région ouest-africaine est confrontée à un réel défi.
L’avertissement sonne comme un glas. Selon le dernier rapport de l’Initiative globale contre le crime organisé, l’Afrique de l’Ouest « n’est plus une simple zone de transit, mais le cœur battant d’un système criminel globalisé ».
Les chiffres donnent le tournis. En 2025, on estime que 30 % de la cocaïne destinée au marché européen a transité par les côtes ouest-africaines.
Ce flux massif ne se contente pas de traverser les frontières, il les dissout. Le rapport alerte sur une gangrène qui remonte jusqu’aux « plus hauts sommets des États, où les narcodollars achètent le silence et la complicité des élites ».
La condamnation de Miguel Angel Devesa, confirmée en appel en mai 2025, illustre parfaitement cette mécanique. Cet ancien policier espagnol, cerveau d’un réseau entre l’Amérique du Sud et l’Afrique de l’Ouest, avait prévenu ses juges ivoiriens que son arrestation n’était qu’un épiphénomène.
Derrière lui, c’est une véritable « vague » qui déferle désormais sur le continent.
Bagna MAÏGA/KD
Source : Le PAYS
