L’UA engage le continent dans la course à la succession d’António Guterres, tandis que la candidature de Macky Sall, portée par le Burundi, met en lumière les enjeux de solidarité africaine et la compétition internationale pour la direction de l’ONU.
L’Union africaine présente l’ancien président sénégalais Macky Sall comme candidat au poste de Secrétaire général des Nations unies, dans un contexte diplomatique complexe où le Sénégal affirme ne pas avoir encore été consulté et où la candidate chilienne a perdu le soutien de son pays.
Le projet de décision adopté par le Bureau de l’Assemblée de l’UA le 26 mars souligne la solide expérience en leadership de Macky Sall, son approche pragmatique, son réseau international et son engagement à rechercher le consensus entre nations et grandes puissances. L’UA appelle à la solidarité africaine et exhorte tous les États membres et partenaires internationaux à soutenir cette candidature, estimant qu’un représentant africain est porteur d’atouts majeurs pour relever les défis de paix, de sécurité et de stabilité au sein de l’ONU.
Cependant, cette initiative suscite déjà des nuances diplomatiques. Les autorités sénégalaises, par le biais du ministre des Affaires étrangères, ont indiqué n’avoir pas encore été consultées sur cette candidature de l’ancien président qui a dirigé le pays de 2012 à 2024. Ce contexte intervient alors que la candidate chilienne Michelle Bachelet a perdu le soutien de son pays, réduisant ainsi la concurrence directe pour le poste.
D’autres candidatures sont également confirmées : l’Argentin Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, a été proposé par son pays, et l’ancienne vice-présidente costaricienne Rebeca Grynspan représente le Costa Rica. Le processus de sélection prévoit que le Conseil de sécurité de l’ONU recommande un candidat, avant que l’Assemblée générale ne procède à sa nomination, après consultations diplomatiques et auditions publiques.
AC/APA
Source : APA
