La semaine dernière alors que Mme Doumbia Mariam Tangara effectuait une visite officielle au siège d’une entreprise dédiée à l’assainissement à Bamako, au même moment, la forêt classée de la Faya offrait un tout autre visage : Un incendie ravageait des arbres.
Le jeudi 12 février 2026, la ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Mme Doumbia Mariam Tangara, visitait les installations d’une entreprise dédiée à l’assainissement à Quinzambougou. Au même moment, la forêt classée de la Faya offrait un tout autre visage : celui de la désolation. Des arbres noircis, des arbustes réduits en cendres, des dizaines de pieds détruits. Un écosystème fragilisé, un patrimoine naturel amputé.
La Faya n’est pas un terrain vague. C’est un espace protégé, un poumon écologique pour Bamako, un rempart contre l’avancée du désert et un refuge pour la biodiversité. Chaque incendie y est une agression contre l’avenir.
Alors, où étaient les services des Eaux et Forêts ? Où étaient les dispositifs de surveillance ?
Qui doit répondre de cette négligence ?
Dans un pays déjà confronté à la déforestation massive, à l’urbanisation anarchique et aux effets du changement climatique, laisser brûler une forêt classée relève soit d’une grave défaillance, soit d’un laisser-aller coupable.
La protection de l’environnement ne peut se limiter à des visites protocolaires et à des communiqués bien rédigés. Elle exige une présence constante sur le terrain, une prévention rigoureuse des feux de brousse, des sanctions contre les auteurs d’incendies criminels.
Le développement durable ne se proclame pas. Il se défend. Aujourd’hui, les Maliens attendent des réponses claires : Qui a mis le feu à la forêt de la Faya ? Pourquoi l’incendie n’a-t-il pas été maîtrisé à temps ? Quelles mesures concrètes seront prises pour éviter qu’un tel drame écologique ne se reproduise ?
Entre communication institutionnelle et urgence écologique, une question brûle : qui protège réellement la foret (la Faya)? Car pendant que l’on communique, la nature, elle, continue de brûler.
A.S.
Source : Arc en Ciel
