La cérémonie de signature de ce mémorandum était présidée par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Bouréma Kansaye, dans ses locaux. C’était en présence du représentant par intérim du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), Noël Marie Zagre.
Ce partenariat s’articule autour de quatre axes essentiels. Il s’agit premièrement de la production de données probantes et de recherches appliquées (encourager des travaux scientifiques capables d’éclairer les politiques publiques, notamment sur les questions de santé, d’éducation et de protection de l’enfance). Deuxièmement, du renforcement des capacités nationales (le gouvernement attache une importance particulière à l’intégration du changement social et comportemental dans les curricula universitaires et dans la formation des acteurs publics et communautaires, afin de bâtir des compétences durables au service du développement humaine en harmonie avec nos valeurs.
Troisièmement, la diffusion et la valorisation des connaissances (la recherche ne doit pas rester confinée dans les bibliothèques universitaires. Elle doit circuler, être débattue, partagée et traduite en actions concrètes au bénéfice de nos populations). Et, quatrièmement, la mise en place d’un groupe de réflexion stratégique (ce cadre permettra d’anticiper les défis, d’analyser les transformations sociales et de proposer des orientations innovantes pour améliorer le bien être des enfants et des communautés).
Pr Bouréma Kansaye a expliqué que cet accord marque un moment décisif dans la volonté de renforcer le lien entre la recherche scientifique, l’action publique et le bien-être des enfants au Mali. «Il traduit notre conviction que le développement durable de notre pays repose d’abord sur la production de connaissances pertinentes et sur la formation de ressources humaines compétentes», a souligne le ministre Kansaye.
«Par ce partenariat, le gouvernement, à travers mon département, affirme clairement que les universités et les institutions d’enseignement supérieur doivent être des acteurs centraux du développement national. Elles ne sont pas seulement des lieux de transmission du savoir, mais aussi des espaces de production de solutions adaptées à nos réalités sociales, culturelles et économiques», a-t-il rappelé. Le ministre a aussi salué l’engagement constant de l’Unicef aux côtés du Mali.
De son coté, le représentant par intérim de l’Unicef a expliqué que «cette signature marque un moment important dans la vie de nos deux institutions, parce qu’elle témoigne de la volonté commune de renforcer durablement la place de la science, de la recherche et de l’innovation dans l’amélioration du bien-être des enfants au Mali». «L’Unicef est convaincu du rôle central des universités et des instituts de recherche dans le développement humain. Leur expertise, leurs capacités d’innovation et leurs productions scientifiques contribuent à former des leaders engagés et à orienter des politiques publiques inclusives et fondées sur des évidences», a précisé Noel Marie Zagre.
Sinè TRAORE
Source : L’Essor
