Ressources énergétiques: Le gaz du Mali, nouvelle cible d’intérêt pour Trump

Décidé à s’accaparer des ressources naturelles stratégiques à vil pour son pays, Donald Trump, le président américain, n’épargnera aucun pays dans sa guerre hégémonique.

Après la capture de Nicolas Maduro, le président vénézuélien, le 3 janvier 2026, l’agression de l’Iran le 28 février, le Mali est dans le viseur de Trump. Il porte un intérêt sur le gaz malien. Son exploitation lui permettra de le vendre à l’Europe pour réduire la dépendance de ce continent au gaz russe.

Par sa seule volonté d’imposer l’hégémonie américaine, quel que soit le prix à payer, Donald Trump, le président américain est en passe de redessiner une nouvelle carte du monde. Il est aujourd’hui considéré comme un éléphant dans un magasin de porcelaine. Il distribue et redistribue les cartes.

Il menace. Il agresse. Il attaque. Il annexe. Pourvu que les intérêts de son pays soient préservés.

Dans cette reconfiguration du monde, en fonction des intérêts stratégiques des États-Unis d’Amérique, les pays faibles qui dorment encore sur leurs richesses feront les frais. Et ceux qui ont vite compris, sont en train de signer des accords avec le gouvernement américain en lui cédant à vil prix les ressources naturelles stratégiques de leur pays. C’est le cas de la République démocratique du Congo (RDC).

Ce pays de l’Afrique centrale compte sur cet accord pour mettre fin à la guerre de procuration menée sur son sol par le Rwanda et l’Ouganda.

Le Mali, pays du Sahel, en proie aux attaques terroristes depuis 2012, suscite un intérêt géostratégique pour le président Trump. Il serait décidé à mettre la main sur le gaz malien. C’est ce qui explique le réchauffement des relations diplomatiques entre les États-Unis et le Mali. Début février, Nick Checker,
Haut-Représentant du Bureau des Affaires africaines du Département d’État américain, est reçu en audience, à Bamako, par Abdoulaye Diop, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. Au menu de leurs échanges, il a été question de la relance de la coopération bilatérale, notamment en matière de lutte contre le terroriste. Quelques jours après, plus précisément le 27 février, les États-Unis ont levé les sanctions économiques qu’ils avaient imposées au général de corps d’armée Sadio Camara, ministre d’État, ministre de la Défense et des Anciens combattants ainsi qu’à d’autres officiers maliens.

L’intérêt du gaz naturel

Derrière la reprise de la coopération et le geste de bonne volonté de levée de sanctions, se cache l’intérêt du président Trump pour le gaz malien. Il ne fait l’ombre d’aucun doute que les États-Unis sont
dans une logique de mettre économiquement à genou la Russie et la Chine. La guerre hégémonique ne vise que ces deux (02) pays.

Et tous les moyens sont bons pour que les économies de ces deux (02) pays périclitent.

C’est dans ces conditions que le gaz du Mali devient une arme stratégique entre les mains du président américain. Il lui permettra de réduire la dépendance énergétique de l’Europe au gaz russe. Ce gaz, une fois exploité, transitera par le gazoduc qui reliera le Nigeria à l’Algérie via le Niger. Et la menace de Trump contre l’Algérie est aussi liée au gaz de ce pays. L’Algérie est aujourd’hui sous pression des Américains pour qu’elle cède son gaz au pays de l’Oncle Sam. L’exploitation des gaz du Mali et de l’Algérie serait suffisante pour couvrir les besoins du Vieux Continent.

Au Mali, il y a deux (02) types de gaz. Le gaz naturel du bassin de Taoudéni et l’hydrogène naturel ou
hydrogène blanc de Bouakébougou, situé dans le cercle de Kati.

Ce gaz a été découvert dans les années 1980 lors d’un forage. Pour le moment, c’est le gaz naturel du bassin de Taoudéni qui intéresse les Américains. Selon US Geologicial Survey, les estimations du gaz
conventionnel s’élèveraient à 1 880 milliards de pieds cubes et 6 395 milliards de de pieds cubes de gaz de schiste ainsi que plus de 160 millions de barils de pétrole potentiel.

Du côté des autorités maliennes, c’est le silence radio.

Il est clair que si les États-Unis et le Mali parviennent à un accord sur le gaz, la lutte contre le terrorisme fera aussi l’objet d’un accord. Il permettra aux Américains d’aider le Mali à lutter contre les terroristes mais aussi à sécuriser le site gazier des attaques des groupes armés. Qu’on ne fasse pas d’illusions, c’est le gaz malien qui intéresse le président Trump et non la lutte contre le terrorisme. S’il avait la volonté de lutter contre le terrorisme cela trouverait que la guerre contre ce fléau a pris.

Après la capture de Maduro et la guerre contre l’Iran pour leurs ressources énergétiques, la balle est dans le camp des autorités maliennes. C’est à elles de saisir le bon côté pour préserver les intérêts du peuple malien.

Yoro SOW

Source : Inter de Bamako

Laisser un commentaire