Réunis à Ouagadougou, le 26 février 2026, pour finaliser la feuille de route de l’An II de la Confédération des États du Sahel (AES), les ministres des trois pays membres ont réaffirmé leur volonté de bâtir une alliance fondée sur la souveraineté, la solidarité et l’intégration.
Le général de corps d’armée Sadio Camara, ministre d’État, ministre de la Défense et des Anciens combattants du Mali, a livré un discours qui illustre la position malienne : fraternelle, résolue et tournée vers la défense collective des intérêts communs.
Le Général Sadio Camara a rappelé que cette réunion s’inscrivait dans la continuité de la deuxième session du Collège des Chefs d’État tenue à Bamako en décembre 2025. Les dirigeants du Burkina Faso, du Mali et du Niger y avaient adopté des décisions majeures autour des trois piliers de la Confédération : Défense et Sécurité, Diplomatie et Développement. Le capitaine Ibrahim Traoré, président du Faso, avait été désigné président de l’AES, un mandat que le Mali s’est engagé à soutenir sans réserve. À cette occasion, «leurs Excellences ont adopté des décisions majeures en lien avec les Piliers Défense et Sécurité ; Diplomatie ; et Développement, avec, pour objectif constant, l’amélioration du bien-être de nos populations», a-t-il rappelé.
Une feuille de route ambitieuse
Le projet de feuille de route de l’An II, élaboré par le Burkina Faso et enrichi par les contributions des délégations malienne et nigérienne, est salué par Sadio Camara comme un document «de haute qualité». Il s’inscrit dans la continuité des actions de l’An I et vise à traduire en actes la vision des Chefs d’État : améliorer le bien-être des populations par une coopération renforcée et une intégration pluridisciplinaire.
Il s’inscrit dans la continuité des actions de l’An I et vise à traduire en actes la vision des Chefs d’État. «La délégation du Mali se reconnait entièrement dans le projet de Feuille de route qui a été élaboré par nos frères et sœurs du Burkina Faso», a-t-il affirmé.
Le ministre a insisté sur l’importance de ne pas se limiter à l’adoption du texte, mais de prévoir des mécanismes de mise en œuvre, de suivi et d’évaluation. L’objectif est de garantir que les engagements pris se traduisent en résultats concrets pour les peuples de l’AES.
Les constantes de la Confédération
Dans son intervention, Sadio Camara a mis en avant les principes qui structurent déjà l’action de l’AES : «L’esprit de fraternité et de convivialité qui caractérise nos actions communes» ; «l’engagement résolu pour défendre, en toutes circonstances, les intérêts de la Confédération AES» ; «la détermination avec laquelle la souveraineté des États de la Confédération est préservée» ; et surtout, «la continuité naturelle par laquelle la cause d’un État membre de la Confédération AES devient la cause de l’ensemble de la Confédération AES».
Ces constantes, selon lui, démontrent que l’AES est en train de s’imposer comme une entité géopolitique incontournable dans la sous-région.
Vers un modèle d’intégration réussi
Le ministre de la Défense et des Anciens Combattants a exprimé son ambition de voir l’AES devenir un modèle d’intégration pluridisciplinaire, capable de dépasser les clivages et de proposer une alternative crédible aux schémas classiques de coopération régionale. «Nous réitérons notre engagement à contribuer, de manière constructive, au succès mémorable de la réunion de Ouagadougou et d’œuvrer à faire de la Confédération AES un modèle d’intégration pluridisciplinaire réussi», a-t-il déclaré. Il a salué l’esprit participatif et inclusif qui anime les travaux de la Confédération, illustré par la démarche du ministre burkinabé Bassolma Bazié, qui avait consulté ses homologues du Mali et du Niger dès le début du mandat burkinabé.
En conclusion, Sadio Camara a formulé des vœux de plein succès pour les travaux de Ouagadougou, insistant sur l’importance d’une intégration renforcée des peuples et sur la nécessité de préserver la souveraineté des États membres. Pour lui, l’AES est déjà une réalité politique et diplomatique qui s’impose dans le paysage régional, et la feuille de route de l’An II doit en être la traduction concrète.
Sémiologie
Ce discours illustre la volonté du Mali et de ses partenaires de consolider une alliance fondée sur la souveraineté, la solidarité et l’efficacité. L’AES se positionne comme une réponse aux défis sécuritaires, diplomatiques et de développement auxquels font face ses membres. En mettant l’accent sur la fraternité et la complémentarité, Sadio Camara projette l’image d’une Confédération en marche vers une intégration durable, capable de transformer les aspirations des peuples en réalisations tangibles.
«Je conclurai mes propos sur ces mots d’espoir en saluant les avancées notables réalisées par la Confédération AES, devenue une entité géopolitique incontournable dans la sous-région», a-t-il affirmé.
Avec cette déclaration, le Mali réaffirme son rôle moteur dans la dynamique de l’AES et son engagement à faire de cette Confédération un acteur incontournable du Sahel. L’An II apparaît ainsi comme une étape décisive, où la vision des Chefs d’État doit se traduire en actions concrètes pour le bien-être des populations.
La Rédaction
Source : L’Aube
