Attaques terroristes du 25 avril… Le pouvoir consolidé !

Si les attaques terroristes du 25 avril 2026 ont visé à perpétré un coup d’Etat contre le pouvoir de Transition, la victoire des FAMAs sur ces forces du mal ouvre la perspective d’une reprise du poil de la bête.

Ce complot manqué offre sûrement une occasion au chef de l’Etat de resserrer les boulons, de sonner l’alerte générale, de lancer un véritable appel à la mobilisation générale, au « sursaut national patriotique ». Ce sera comme un chef de guerre qui sonne le tocsin en direction des troupes, pour un véritable « ouvrez le feu !» Et, ce feu, au plan militaire, risque d’avoir pour cible tout ce qui est terroristes ou s’apparente aux milieux extrémistes.

C’est dans ce sens que le chef de l’Etat vient de prendre en main, lui-même, le ministère de la Défense, en s’appuyant d’un ministre délégué, non moins chef d’Etat-major général des Armées, le Général de division, Oumar Diarra, réputé grand stratège de guerre. Sans compter la nomination du Général de division Jean-Elisée Dao comme nouveau chef d’Etat-major général des Armées.

Toutes ces dispositions annoncent que le président de la Transition veut désormais scruter à la loupe tout ce qui concerne la stratégie de défense et de combat contre les groupes armés terroristes, avec l’appui technique et opérationnel du Conseil supérieur de la Défense, dont il assure le commandement opérationnel, depuis plusieurs mois déjà.  Cela annonce une consolidation du pouvoir des plus hautes autorités de la Transition, qui n’hésiteront pas à prendre les mesures urgentes pour sauver la Républiques des menaces proférées par les forces obscurantistes…

Au plan sociopolitique, à travers la mobilisation populaire de soutien aux autorités de la Transition, le peuple malien vient de démontrer qu’il « ne reculera pas ». Ce qui va davantage galvaniser les plus hautes autorités, à poursuivre leurs actions dites de « refondation de l’Etat », en vue de stabiliser le pays.

Elles auront alors besoin de l’union sacrée des divers acteurs, dont le gouvernement, l’Armée, les organisations de la société civile, la diaspora malienne, les leaders religieux et les notabilités traditionnelles et coutumières, pour « une résilience face à toutes épreuves ».

Ainsi, toute opinion, qui  s’écarterait de cette ligne de cohésion et de réaction face à l’adversité, sera étouffée, voire matée ! Car, le pays est désormais dans une situation à son instinct de survie est au rouge. Ce qui renforce davantage le pouvoir du Général d’Armée Assimi Goïta.

Tout va se passer désormais comme si le pays est dans une phase d’état d’urgence permanent, en attendant de voir annihilées les menaces d’attaques terroristes  qu’il vient d’essuyer. C’est désormais une phase de ‘à la guerre, comme à la guerre », et chaque Malien devrait se dire que si la survie de la patrie est en jeu, aucun sacrifice ne sera de trop !  N’est-il pas préférable de vivre sous une dictature que de se laisser décimer par une horde de terroristes alliée à des rêveurs indépendantistes ? Rien n’est moins sûr !

Boubou SIDIBE

Source :  : Maliweb

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