La campagne des récoltes bat son plein dans plusieurs localités du Mali. À Bankass, les producteurs sont encore dans les champs, tandis qu’à Douentza, la récolte du mil et du sorgho est déjà terminée. Dans la région de Tombouctou, les producteurs patientent encore.
Les premiers constats font état de rendements contrastés, entre difficultés liées aux pluies et contraintes d’accès aux intrants.
Dans le centre du pays, précisément à Bankass les producteurs récoltent actuellement plusieurs spéculations. Parmi lesquelles, le mil, le sorgho, le fonio et l’arachide. Toutefois, les rendements seraient en baisse par rapport à la campagne précédente.
Malgré le rendement affecté par l’arrêt des pluies, les récoltes avancent
Mahamadou Boré, chef du secteur agricole, explique cette situation par une interruption des pluies pendant près de trois semaines. Une pause survenue à une période importante du développement des cultures.
« La pluie s’est arrêtée pendant 17 à 18 jours. Cela a coïncidé avec la montaison et l’épiaison de certaines cultures, ce qui a joué sur les rendements », indique-t-il.
Dans la région de Sikasso, au sud du pays, les récoltes de maïs et de riz sont également bien avancées. Le coton, autre culture importante de la région, est aussi concerné par cette campagne. Selon Sibiri Sanogo, vice-président de la Chambre d’agriculture de Sikasso, environ 90 % du maïs et 80 % du riz ont déjà été récoltés. Pour le coton, le niveau de récolte est estimé à près de 70 %.
Il précise que les producteurs sont désormais à l’étape de l’ensachage et du stockage pour le maïs et le riz.
Des récoltes attendues à Tombouctou
Plus au nord, à Tombouctou, les producteurs de la plaine d’Amadia devront patienter pour commencer les récoltes au cours de ce mois. Oumar Hamadoun, exploitant agricole, évoque plusieurs difficultés rencontrées au cours de la campagne.
« On avait un problème d’adduction d’eau dû à la cherté du gasoil. Les canalisations étaient dégradées. La cherté de l’engrais nous a également impactés. Mais, Dieu merci, on voit que le riz commence à produire », témoigne-t-il.
À Douentza, en revanche, les producteurs ont déjà achevé, au cours du mois d’octobre 2026, les récoltes du mil et du sorgho. Les calendriers de récolte varient ainsi d’une localité à l’autre, en fonction des cultures, des conditions climatiques et des périodes de semis.
Source : Studio Tamani
