Face à la persistance de la corruption, considérée comme un obstacle majeur au développement économique et à la bonne gouvernance, le gouvernement a élaboré la SNLCC et son Plan d’actions. Ce document constitue désormais le cadre national de référence pour prévenir, détecter et réprimer les actes de corruption
En marge de la Journée africaine de lutte contre la corruption, célébrée le 11 juillet de chaque année, le ministère de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions, en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), a organisé, hier au Centre international de conférences de Bamako (CICB), une session d’appropriation de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption (SNLCC) et de son Plan d’actions 2023-2027.
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Présidée par le ministre de la Refondation de l’État, Yaya Gologo, cette rencontre visait à favoriser une meilleure appropriation de la stratégie par l’ensemble des parties prenantes afin d’en renforcer l’efficacité et d’assurer une mise en œuvre cohérente.
Face à la persistance de la corruption, considérée comme un obstacle majeur au développement économique et à la bonne gouvernance, le gouvernement a élaboré la SNLCC et son Plan d’actions. Ce document constitue désormais le cadre national de référence pour prévenir, détecter et réprimer les actes de corruption, tout en promouvant les valeurs d’intégrité, de transparence et de redevabilité.
Selon le ministre Yaya Gologo, cette stratégie est le fruit d’un processus participatif et inclusif ayant associé l’administration publique, le secteur privé, les organisations de la société civile, les confessions religieuses, les partenaires sociaux ainsi que les partenaires techniques et financiers.
Le ministre a expliqué que cette session d’appropriation vise notamment à sensibiliser les populations aux conséquences de la corruption, à promouvoir la transparence, la redevabilité et la bonne gouvernance, à renforcer les mécanismes de prévention et de répression, mais aussi à encourager l’engagement citoyen dans ce combat.
Pour Yaya Gologo, la lutte contre la corruption et la délinquance financière constitue une priorité des autorités de la Transition. C’est dans cette dynamique que la Stratégie nationale a été adoptée, conformément aux orientations du Plan d’action du gouvernement, qui fait de la promotion de la bonne gouvernance l’un de ses axes majeurs.
Le ministre a également annoncé que le dispositif institutionnel chargé de la mise en œuvre de la stratégie est désormais opérationnel. Il comprend un conseil d’orientation, un comité de pilotage stratégique et un Secrétariat permanent. Un observatoire de la société civile, dont la création est en cours, viendra compléter ce mécanisme.
« La refondation de l’État ne saurait se limiter à la réforme des institutions. Elle exige avant tout une refondation des comportements. Chaque acte d’intégrité renforce la confiance des citoyens, consolide l’État et prépare un avenir meilleur pour le Mali », a déclaré le ministre.
Selon lui, cette rencontre constitue également un cadre de renforcement de la cohésion, de la solidarité et de l’esprit d’équipe entre les différents acteurs engagés dans la lutte contre la corruption et les infractions connexes, notamment l’enrichissement illicite, le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
Le représentant résident par intérim du PNUD, Adama Traoré, a, pour sa part, salué les efforts entrepris par le Mali dans la lutte contre la corruption, notamment à travers le Projet de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite (phase II), mis en œuvre avec l’appui du PNUD. Selon lui, cette initiative contribue au renforcement des mécanismes institutionnels de bonne gouvernance, de transparence et de redevabilité.
Il a estimé que la Stratégie nationale de lutte contre la corruption favorisera une meilleure synergie entre les différents dispositifs existants, améliorant ainsi leur efficacité. Il a, à cette occasion, réaffirmé l’engagement du PNUD à accompagner le Mali dans la mise en œuvre de cette stratégie.
À rappeler que la SNLCC s’articule autour de quatre axes stratégiques : la gouvernance et les réformes, la prévention des faits de corruption, la répression et la réparation, ainsi que la communication. Sa mise en œuvre repose sur un dispositif institutionnel composé du Conseil d’orientation, du Comité de pilotage stratégique et du Secrétariat permanent. Les actions prévues seront conduites par les départements ministériels compétents, en étroite synergie avec l’ensemble des acteurs concernés
Siguéta Salimata DEMBÉLÉ
Source : L’Essor
