France : 565 interpellations lors de la mobilisation du 31 octobre, de nouveaux blocages annoncés

Les syndicats lycéens et étudiants appellent à bloquer les établissements mardi 3 et jeudi 5 novembre, après une journée de manifestations globalement calme

Au total 565 personnes avaient été interpellées samedi à 21 heures en France lors de la mobilisation contre la vie chère et les politiques gouvernementales, selon un bilan communiqué par le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez.

 

La journée a rassemblé près d’un demi-million de personnes selon l’intersyndicale de la jeunesse, contre 320 000 d’après le ministère de l’Intérieur.

 

« Les cortèges revendicatifs se sont bien passés », a déclaré Laurent Nuñez, alors que la mobilisation s’est globalement déroulée dans le calme, malgré des heurts dans plusieurs villes.

 

Le ministre a également indiqué que « 40 000 contrôles ont été effectués sur l’ensemble du territoire en amont des manifestations, dont 15 000 en Île-de-France ».

 

De nouveaux blocages annoncés dans les établissements scolaires et universitaires

 

L’Union syndicale lycéenne et l’Union étudiante ont appelé à bloquer les lycées et les universités mardi 3 et jeudi 5 novembre, selon BFMTV.

 

Cet appel avait été lancé peu avant la manifestation de samedi. La porte-parole de l’Union étudiante a également invité les étudiants à rejoindre les manifestations des travailleurs en grève prévues jeudi 5 novembre.

 

La mobilisation de samedi, organisée dans plusieurs villes, notamment Paris, Lyon, Rennes, Marseille et Toulouse, visait à dénoncer le coût de la vie ainsi que les politiques économiques et éducatives du gouvernement. Des Gilets jaunes, des syndicats et des étudiants y ont participé.

 

Des affrontements dans plusieurs villes

 

À Paris, le cortège s’est élancé vers 14 heures de la porte de Bagnolet en direction de la porte de Charenton. Les manifestants ont notamment scandé « Nous voulons la grève générale » et « Nous sommes jeunes, déterminés, révolutionnaires ».

 

Des heurts ont éclaté à l’arrivée du cortège, où les forces de l’ordre ont utilisé du gaz lacrymogène. Des cocktails Molotov et des mortiers d’artifice ont été lancés en direction des policiers. Selon la presse nationale, un agent aurait été grièvement brûlé à la jambe après que son uniforme a pris feu.

 

Des tensions ont également été rapportées à Rennes, où la police a fait usage de gaz lacrymogène et de matraques. Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent deux policiers frappant un même manifestant à coups de matraque.

 

À Lyon et à Marseille, les forces de l’ordre ont utilisé du gaz lacrymogène après des jets de projectiles. À Toulouse, elles ont eu recours à des canons à eau et au gaz lacrymogène pour disperser un rassemblement non autorisé.

 

Ces incidents interviennent après les violences ayant marqué la mobilisation des Gilets jaunes du 17 octobre.

Source : Anadolu Agency

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