Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a annoncé jeudi l’accélération de plusieurs mesures, alors que 51 000 élèves ont participé en 48 heures à la consultation gouvernementale
Le ministre français de l’Éducation nationale Édouard Geffray a annoncé jeudi 8 octobre plusieurs mesures destinées à répondre aux revendications exprimées par les lycéens, notamment sur les remplacements d’enseignants, Parcoursup, les horaires scolaires, les bâtiments et la démocratie scolaire.
S’exprimant lors d’un échange avec des élèves, le ministre a indiqué que 51 000 élèves s’étaient exprimés en 48 heures sur la plateforme de consultation Agora, qualifiant ce niveau de participation d’inédit pour une consultation publique menée par le gouvernement. Il a estimé que cette mobilisation traduisait une « soif » de la jeunesse de s’exprimer.
Parmi les mesures annoncées figurent un plan d’urgence pour les remplacements de professeurs absents, des travaux sur Parcoursup et le calendrier scolaire, ainsi qu’une refonte de la démocratie scolaire. Geffray a précisé que des informations détaillées sur le plan de remplacement seraient communiquées « dans les heures ou dans les jours qui viennent ».
Sur le plan budgétaire, le ministre a indiqué que le projet de budget de l’Éducation nationale prévoyait une hausse de 1,2 milliard d’euros, dans un contexte marqué par une baisse démographique de 180 000 élèves. Il a assuré qu’« aucune suppression de postes au lycée » n’était prévue, tout en soulignant que le projet de loi de finances devait encore être examiné et amendé par le Parlement.
Geffray a également déclaré que le gouvernement était ouvert à une augmentation supplémentaire du budget de l’Éducation nationale, à condition que l’équilibre global des finances publiques soit préservé. « Le débat est ouvert », a-t-il affirmé, rappelant que le Parlement devait désormais examiner et éventuellement modifier le projet présenté par le gouvernement.
Les revendications évoquées par les lycéens portent notamment sur les conditions d’apprentissage, les absences d’enseignants, l’orientation, les horaires et l’état des établissements scolaires.
Le ministre a souligné que certaines difficultés variaient fortement selon les territoires, citant notamment les problèmes de locaux ou de recherche de stages.
Source : Anadolu Agency
