Kayes : La police frappe dans le milieu des dealers et leurs complices

D.D et A.K sont deux jeunes du Khasso (Kayes) (20 et 22 ans) qui ont totalement versé dans le monde de la drogue. Le premier est un dealer sans scrupule alors que le second est considéré par les policiers comme un consommateur invétéré.

Ces deux individus étaient particulièrement surveillés discrètement par les éléments du commissariat de police du 1er arrondissement de la Cité des rails. Au terme de plusieurs semaines de surveillance discrète, les deux suspects ont été coincés et interpellés par les éléments dudit commissariat de police. Cela s’est passé, il y’a quelques jours au cours d’une opération qui s’inscrit dans le cadre de la lutte contre la criminalité et la délinquance dans la Cité des rails et ses environs. Selon nos sources, les deux quidams auraient développé cette activité, alors qu’ils fréquentaient le même milieu. Un milieu qui se prêtait librement au développement de leur activité illicite certes, mais très lucrative. Selon nos sources, depuis un certain temps, leur agissement  dans leurs zones d’action avait attiré l’attention des limiers. Nantis de renseignements ne souffrant d’aucun doute, les limiers enquêteurs se sont intéressés discrètement aux deux individus. Ils ont fini par être convaincus  à la suite de leurs mouvements. Ces deux s’adonnaient effectivement à des transactions douteuses et régulières de produits psychotropes dans le quartier Khasso et ses environs.mouvements. Ces deux s’adonnaient effectivement à des transactions douteuses et régulières de produits psychotropes dans le quartier Khasso et ses environs.

Ainsi, dans la discrétion la plus totale, les éléments du commissaire principal, Daouda Cissé, procédèrent à l’ouverture d’une enquête discrète. Histoire de vérifier et d’avoir le cœur net sur les activités louches des suspects avant de les prendre la main dans le sac. Il en fut ainsi le 23 mai dernier. Ce jour là, les limiers tendirent leur filet autour des lieux où opéraient le dealer et ses clients dont le nommé A.K en était l’un des principaux.

Des boules de chanvre indien- Disposant de toutes les informations nécessaires les concernant, les enquêteurs qui les avaient déjà localisé, bouchèrent toutes les issues et procédèrent à leur interpellation sans grande difficulté. Leurs soupçons s’avéreront fondés car, au moment de leur interpellation, les malfrats l’ont été en possession d’une trentaine de paquets de comprimés psychotropes auxquels s’ajoute une quantité de boules de chanvre indien.

Mais les découvertes ne s’arrêtent pas là. Une perquisition domiciliaire s‘imposait aux policiers. Au cours de celle-ci, les limiers mirent la main sur  un appareil de consommation de Chichia, des papiers de roulement de l’herbe, des machines pour sceller les sachets contenant de la drogue et une machine balance servant à peser les produits prohibés, ainsi qu’une somme d’argent (plus de 150.000 Fcfa) en espèces.

Avec toutes ces preuves, les carottes semblaient déjà cuites pour les deux malfrats, comme on le dit. Les limiers jugèrent nécessaire d’investiguer beaucoup plus afin de déterminer l’implication plus ou moins proche d’autres individus dans cette histoire.

Par la suite, les deux malfrats ont été conduits dans les locaux des policiers pour y être soumis à une audition. Audition au cours de laquelle ils devaient expliquer le fonctionnement de leur activité illicite. Pris la main dans le sac, ils ne pouvaient  que garder profil bas, collaborer et se mettre à la disposition de la police. Cette dernière diligenta leurs dossiers avant de les mettre à la disposition des autorités judicaires, afin qu’ils répondent de leurs actes.

Nos sources expliquent que cette opération illustre une fois de plus l’engagement des forces de police dans la lutte contre le trafic de stupéfiants et les différentes formes de délinquance dans la région. C’était l’occasion pour les autorités policières d’en appeler aux populations pour plus de collaboration. Cette collaboration, selon elles, constitue un élément essentiel dans l’identification et l’interpellation des individus qui troublent la quiétude des citoyens dans la cité.

Tamba CAMARA

Source : L’Essor

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