Ce jeudi 25 juin, la Direction de l’Office central des stupéfiants (OCS) a réuni dans ses locaux les associations et ONG impliquées dans la lutte contre la drogue, en prélude à la Journée internationale contre l’abus et le trafic illicite des drogues (26 juin).
Présidée par le directeur de l’OCS, le Colonel-major Fousseyni Keïta, cette rencontre visait à créer un partenariat renforcé et un cadre permanent de concertation avec la société civile pour harmoniser les actions de prévention et de sensibilisation. L’OCS s’inquiète d’une progression constante de la consommation, particulièrement chez les jeunes. « Les statistiques de l’OCS révèlent que 70 % des consommateurs interpellés en 2023 étaient âgés de 15 à 45 ans. En 2025, cette proportion a atteint 75 % », a alerté le Colonel-major Fousseyni Keïta. Cette tendance se confirme lors des concours de recrutement, où de nombreux candidats sont déclarés inaptes en raison de tests médicaux positifs aux stupéfiants.
Pour le directeur, ce constat impose une mobilisation générale : « La lutte contre la drogue ne peut être menée par les seuls services de sécurité. Elle exige une mobilisation impliquant les institutions, les familles, les leaders communautaires et les organisations de la société civile. »
De son côté, le porte-parole des participants, non moins président du Réseau Mali sans drogue, Sidi Mohamed Samaké, a affirmé la volonté de la société civile de s’impliquer dans la prévention et la prise en charge. Il a toutefois souligné un obstacle majeur à leur efficacité sur le terrain : l’absence d’un appui technique et financier permanent. Les organisations se disent prêtes à intégrer un cadre de collaboration pour centraliser les rapports d’activités et appliquer un plan d’action commun, tout en saluant les performances de l’OCS ces dernières années.
Souleymane SIDIBE
Source : L’Essor
