Opérationnalisation de l’AES : Le CNT ratifie les quatre protocoles additionnels de la Confédération.

Opérationnalisation de la Confédération des États du Sahel : Le CNT ratifie les quatre protocoles additionnels.

Ce jeudi 23 avril 2026 au Centre International de Conférences de Bamako (CICB), le Conseil national de Transition a franchi une étape décisive dans l’architecture juridique de l’Alliance des États du Sahel (AES). Sous la présidence de l’Honorable Malick Diaw, les membres de l’organe législatif ont adopté à l’unanimité quatre projets de loi de ratification, marquant ainsi l’ancrage institutionnel de la Confédération dans ses domaines régaliens.
Après l’adoption des procès-verbaux des séances plénières tenues le jeudi 30 octobre 2025, le jeudi 4 décembre 2025 et le mardi 16 décembre 2025, le Conseil national de Transition s’est penché sur l’examen de quatre ordonnances prises par le Gouvernement durant l’intercession. La ratification de ces ordonnances consolide le cadre légal de la Confédération des États du Sahel.
Ces ordonnances adoptées avec 127 voix pour, aucune opposition et aucune abstention, les législateurs ont validé l’ensemble des instruments juridiques soumis à leur approbation. Ce vote massif témoigne de la cohésion nationale autour du projet d’intégration sahélien.
Les textes ratifiés découlent des décisions actées à Bamako le 23 décembre 2025, lors de la 2ème Session ordinaire du Collège des Chefs d’État de l’AES. Ils précisent les modalités d’action de la Confédération autour de axes stratégiques :
1. Défense et Sécurité : Un protocole qui renforce la mutualisation des forces et des stratégies face aux défis sécuritaires communs.
2. Action Diplomatique : Visant une coordination accrue des positions des États membres sur la scène internationale.
3. Développement : Pour une convergence des politiques économiques et des projets d’infrastructures structurants.
4. Sessions Confédérales des Parlements : L’innovation majeure de ce corpus juridique, créant une instance délibérative commune.
Le Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale, S.E.M. Abdoulaye Diop, présent pour défendre ces projets, a salué le « sens élevé de la responsabilité » du Conseil national de Transition. Selon le chef de la diplomatie malienne, ces protocoles ne sont pas de simples formalités administratives, mais les outils de « la concrétisation des aspirations des populations ».
L’accent a été particulièrement mis sur le volet parlementaire. Le Ministre a souligné que la création des sessions confédérales permettra d’associer directement les représentants du peuple à la marche de la Confédération : « Ces sessions permettront de faire entendre la voix de nos populations […] et de donner une appréciation de ces organes législatifs quant à la marche de l’organisation. »
En amont du vote, la Commission des Lois Constitutionnelles, sous l’égide de son président, l’Honorable Souleymane Dé, a procédé à un examen minutieux des textes. Ce dernier a rappelé que cet exercice s’inscrit dans le cadre strict de la loi d’habilitation, garantissant que le Gouvernement a agi dans les limites de ses prérogatives durant la période d’intercession.
« C’est une jeune Confédération, et c’est en forgeant qu’on devient forgeron », a martelé l’Honorable Dé, reconnaissant que le cadre institutionnel évoluera au gré de l’expérience. Pour le Conseil national de Transition, cette ratification remplit une double mission : valider l’action de l’Exécutif et actionner le pouvoir de contrôle parlementaire sur les engagements internationaux du Mali.
Avec ce « quitus » législatif, le Gouvernement malien dispose désormais de la pleine base légale pour accélérer la matérialisation des initiatives de l’AES. La prochaine étape attendue est la tenue des premières sessions confédérales des parlements, qui viendront compléter les piliers diplomatiques et sécuritaires déjà opérationnels sur le terrain.
Cette plénière du 23 avril 2026 restera comme le moment où la volonté politique des Chefs d’État a rencontré la légitimité de la représentation nationale, scellant ainsi l’avenir commun de l’espace AES.
La Direction de la Communication

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