D’une durée de trois mois, cette session va examiner 32 textes dont 24 nouveaux, notamment le projet de loi organique fixant les attributions, la composition, l’organisation et les règles de fonctionnement du Conseil supérieur de la magistrature; le projet de loi portant ratification de
L’ordonnance portant création de la direction générale de la Police nationale; le projet de loi portant ratification de l’ordonnance portant création de la direction générale de la Protection civile et celui portant ratification de l’ordonnance portant statut général des fonctionnaires
C’est parti pour la session ordinaire d’avril 2026 du Conseil national de Transition (CNT) depuis, hier, au Centre international de conférences de Bamako. L’ouverture des travaux a été présidée par le président de l’organe législatif, le Général de corps d’armée Malick Diaw, en présence du Premier ministre Abdoulaye Maïga, des membres du gouvernement dont le ministre de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions, Dr Yaya Gologo. L’on notait également la présence des présidents des institutions de la République ainsi que des membres du corps diplomatique accrédité dans notre pays.
Cette session qui durera trois mois, va examiner 32 textes dont 24 nouveaux. Il s’agit, notamment du projet de loi organique fixant les attributions, la composition, l’organisation et les règles de fonctionnement du Conseil supérieur de la magistrature, le projet de loi portant ratification de l’ordonnance portant création de la direction générale de la Police nationale et celui portant ratification de l’ordonnance portant création de la direction générale de la Protection civile. S’y ajoute celui portant ratification de l’ordonnance portant statut général des fonctionnaires. «L’examen de ces projets de textes dans le contexte actuel exige de chacun de nous une hauteur de vue, une rigueur institutionnelle et un sens élevé de l’intérêt supérieur de la Nation malienne», a déclaré le président du CNT dans son discours d’ouverture. Le Général de corps d’armée Malick Diaw a, ensuite, invité les membres du Parlement à éviter les dérives d’ordre partisan et idéologique, à privilégier le débat constructif et à inscrire leur action dans une logique de résultats concrets. Car, dira-t-il, le peuple malien les observe. «Ce peuple attend de nous du dévouement, de la probité, de la bonne gouvernance et surtout de la responsabilité citoyenne», a-t-il renchéri.
En plus de sa mission de vote des lois, l’organe législatif mettra, au cours de cette session, un accent particulier sur le contrôle de l’action gouvernementale pour obtenir une exigence constante de résultats au service de nos concitoyens, a fait savoir son premier responsable.
Assurant que cette mission sera menée conformément aux attributions des membres du CNT, le Général de corps d’armée Malick Diaw a précisé que ce contrôle constitue un levier essentiel de perfectionnement de la gouvernance publique, de renforcement de la transparence et de garantie de l’efficacité de l’action de l’État.
COHESION SOCIALE– Actualité oblige, le président du CNT a évoqué le décret présidentiel relatif à la période 2026-2027 décrétée comme celle de l’éducation et de la culture. D’après lui, cette initiative du Président de la Transition s’inscrit dans le cadre de la vision 2063 et de la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable. «Elle vise à renforcer la cohésion sociale, la souveraineté culturelle et l’excellence citoyenne», a indiqué le Général de corps d’armée Malick Diaw.
Pour lui, l’éducation et la culture sont intrinsèquement liées car, la première est le vecteur de transmission du savoir et la seconde, celui de l’affirmation de la citoyenneté. Depuis plus d’une décennie, le Sahel traverse une crise sécuritaire orchestrée et entretenue par certains impérialistes et leurs sponsors terroristes causant des pertes au sein des populations civiles innocentes, a rappelé le président du CNT.
Selon lui, l’Alliance des États du Sahel (AES) s’affirme et se consolide progressivement comme une réponse stratégique aux défis communs de la région. «Le constat est sans appel et les résultats significatifs ont été enregistrés sur le plan militaire mais également sur le plan politique, diplomatique, économique, culturel, social et parlementaire», a salué le Général de corps d’armée Malick Diaw.
Il ajoutera que la Confédération AES s’inscrit désormais dans une dynamique de repositionnement stratégique sur la scène internationale, «ce qui lui confère une reconnaissance et une légitimité sur le plan régional et international». S’agissant des défis liés à l’approvisionnement régulier du pays en hydrocarbures, le CNT propose au gouvernement d’explorer les énergies alternatives ou renouvelables qui sont aujourd’hui incontournables dans le débat sur le développement durable et la lutte contre le changement climatique.
Face au délestage que connait le pays, il réaffirme son soutien aux efforts du gouvernement et l’encourage à poursuivre les actions engagées afin de garantir de manière progressive, un accès plus stable et durable à l’électricité au bénéfice des ménages et du secteur productif.
Pour le Général de corps d’armée Malick Diaw, notre pays a plus que jamais besoin de cohésion nationale. «Cette cohésion ne doit pas être un vain mot ou une action éphémère, mais une responsabilité partagée de tous les jours», a-t-il invité. Le premier responsable du CNT dira qu’il est temps pour l’ensemble des leaders d’opinion, acteurs syndicaux, sociaux, religieux et économiques de privilégier l’intérêt vital de la Nation malienne.
Dans un contexte international marqué par des fortes tensions croissantes à travers le monde, le Mali, conformément à ses valeurs multiséculaires de règlement pacifique des conflits, demande aux acteurs de prôner la voix du dialogue pour sauver des milliers de vie humaine, a déclaré le Général de corps d’armée Malick Diaw. Il a ensuite félicité les Forces armées maliennes pour les prouesses réalisées, leur détermination, leur bravoure et leur engagement patriotique inébranlable. Sans oublier les opérateurs économiques et les chauffeurs qui risquent leur vie pour assurer l’approvisionnement régulier de notre pays en produits pétroliers.
Bembablin DOUMBIA
Source : L’Essor
