Au détour d’un grin de discussion à Bamako, la question de l’assainissement de la capitale a occupé une large place dans les échanges.

Si les participants saluent les efforts entrepris par la Mairie du District de Bamako et les services techniques pour améliorer le cadre de vie des habitants, ils estiment que la réussite de cette mission dépend avant tout du comportement des citoyens.

Pour les membres du grin, les opérations de nettoyage, de désencombrement et d’évacuation des déchets constituent des actions nécessaires qui méritent d’être encouragées. Ils reconnaissent notamment les interventions régulières menées avec l’appui de l’État pour redonner à la capitale son image de « Bamako la coquette ». Le nettoyage des grandes artères, la libération des voies publiques et les travaux réalisés par les agents de la DSUVA sur les routes, les ponts et les espaces publics témoignent, selon eux, d’une réelle volonté des autorités d’améliorer l’environnement urbain.

Mais au-delà de ces efforts, les participants soulignent que l’insalubrité reste en grande partie liée aux comportements quotidiens de certains citoyens. Dépôts anarchiques d’ordures, occupation irrégulière des espaces publics, rejet de déchets dans les caniveaux ou encore manque de respect des règles élémentaires d’hygiène continuent d’alimenter le problème. « On ne peut pas nettoyer une ville le matin et la retrouver sale quelques heures plus tard », fait remarquer l’un des intervenants.

Les membres du grin estiment ainsi que la propreté d’une ville ne peut être durablement assurée sans un véritable changement de mentalité. Selon eux, l’éducation citoyenne doit devenir un axe prioritaire des politiques d’assainissement. Ils plaident pour des campagnes de sensibilisation plus soutenues dans les quartiers, les écoles, les marchés et les espaces publics afin d’inculquer les valeurs de civisme et de responsabilité collective.

Pour ces citoyens, la propreté n’est pas seulement l’affaire des autorités municipales ou des services techniques ; elle relève d’une responsabilité partagée. « Pour avoir une ville propre, il faut d’abord des citoyens propres », concluent-ils, convaincus que l’avenir de Bamako dépend autant des investissements publics que de l’engagement quotidien de chacun à préserver son environnement.

Ibrahima Ndiaye

Source : Mali Tribune

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