Le 30 mai 2026, Mme Dominique Ouattara, Henriette Konan Bédié et Simone Ehivet Gbagbo étaient assises, à côte à côte, à Aboisso, à l’occasion de la célébration de la Fête des mères. Grâce à la magie des réseaux sociaux, l’image de deux anciennes Premières dames avec l’épouse d’Alassane Ouattara a rapidement fait le tour du monde.
Le 3 juin 2026, l’ancienne Première dame, non moins Présidente du Mouvement des Générations Capables (MGC) Simone Ehivet Gbagbo, a été reçue en audience par Mme Ouattara Dominique. Une image qui a également tourné en boucle avec son lot de commentaires !
En acceptant de participer ensemble à la Fête des mères, Dominique Ouattara, Henriette Konan Bédié et Simone Ehivet Gbagbo en voient un signal fort au peuple ivoirien, mais aussi au monde entier. Mieux, en cédant son fauteuil d’honneur à Henriette Konan Bédié au cours de cette cérémonie, Dominique Ouattara prouve son attachement à une très grande valeur africaine : le respect des aînés.
L’invitation adressée à l’ancienne épouse de Laurent Gbagbo, une «fille du Sud-Comoé » dont Aboisso est le chef-lieu de région, traduit l’esprit d’ouverture et de rassemblement de l’épouse du Président Ouattara et des responsables du pays de Félix Houphouët Boigny, Homme de Paix.
Simone Gbagbo, en acceptant d’aller à la rencontre de Dominique Ouattara, a fait preuve de grandeur d’esprit. Dans un monde polarisé, où les nouvelles technologies de l’information et de la communication exacerbent les rancœurs, elles acceptent de tourner la page en se donnant la main. Entre les Gbagbo et les Ouattara, c’est une histoire d’inimités de plusieurs décennies qui ont jalonné la vie politique ivoirienne. C’est pourquoi les images de Simone et Dominique n’ont pas manqué de susciter moult commentaires en Côte d’Ivoire et au-delà.
« Pour faire la paix avec un ennemi, on doit travailler avec cet ennemi, et cet ennemi de vient votre associé», disait l’ancien président sud-africain, l’icône de la lutte contre l’Apartheid, Nelson Mandela. Dominique et Simone ont compris qu’il faut aller de l’avant.
« Pour faire la paix avec un ennemi, on doit travailler avec cet ennemi, et cet ennemi de vient votre associé», disait l’ancien président sud-africain, l’icône de la lutte contre l’Apartheid, Nelson Mandela. Dominique et Simone ont compris qu’il faut aller de l’avant.
Comme quoi les grands hommes se caractérisent par leurs capacités à transformer leurs souffrances personnelles en un projet collectif. Pour bâtir une nation meurtrie par plusieurs années de crise, il est important de privilégier la réconciliation plutôt que la vengeance. Pour bâtir la paix, condition indispensable à tout développement, les nations en guerre ont besoin des hommes courageux à l’image de Nelson Mandela.
Par Chiaka Doumbia
Source : Le Challenger
