Interpellé mardi à l’Assemblée nationale par la présidente du groupe Écologiste et Social, Cyrielle Chatelain, le chef du gouvernement a appelé à « être clair sur le rejet de toute forme de violence »
Le Premier ministre français, Sébastien Lecornu, a dénoncé mardi les discours susceptibles d’encourager le passage à l’acte violent, après l’attentat à caractère raciste perpétré vendredi à Trappes, dans les Yvelines, qui a fait un mort et plusieurs blessés.
Interpellé mardi à l’Assemblée nationale par la présidente du groupe Écologiste et Social, Cyrielle Chatelain, le chef du gouvernement a appelé à « être clair sur le rejet de toute forme de violence », selon BFMTV.
Sébastien Lecornu a notamment mis en garde contre les « discours qui finissent par armer d’autres qui, eux, passent à l’acte ».
Le Premier ministre a insisté sur la nécessité de défendre les valeurs républicaines sans distinction, évoquant également les affrontements entre mouvances d’ultragauche et d’ultradroite ayant entraîné la mort de Quentin Deranque.
« Dans la République, le combat pour ces valeurs ne se fait pas à la carte », a-t-il déclaré, avant d’ajouter : « Dans la République, on ne peut pas opposer un mort à un autre mort. »
Ces propos ont suscité des protestations parmi certains députés présents dans l’hémicycle.
La présidente du groupe écologiste, Cyrielle Chatelain, avait auparavant demandé au gouvernement d’organiser un hommage national aux victimes de l’attentat de Trappes.
Sébastien Lecornu n’a toutefois pas répondu directement à cette demande, tout en exprimant la « profonde émotion » suscitée par le drame et en dénonçant « une violence et une haine aveugles ».
Le Premier ministre a également qualifié les faits d’« attentat terroriste raciste », estimant nécessaire de nommer clairement la nature de l’attaque.
L’attentat, survenu vendredi dernier, a coûté la vie à Pengo Bossio Wangi, un Français de 26 ans d’origine congolaise et espoir du MMA. Quatre personnes ont été grièvement blessées et trois autres légèrement, selon BFMTV.
Avant les questions au gouvernement, les députés ont observé une minute de silence en hommage aux victimes.
La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a également rendu hommage au jeune homme tué, déclarant que « la haine raciste lui a volé cet avenir ».
L’attaque a provoqué de nombreuses réactions politiques et plusieurs rassemblements contre le racisme dans différentes villes françaises, notamment à Paris, Lyon et Marseille.
Source : Anadolu Agency
