Grève du SNESUP, les étudiants s’inquiètent pour leur année universitaire

Les enseignants de l’enseignement supérieur sont en grève depuis le lundi 26 octobre 2026. Le Syndicat national de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (SNESUP) réclame le paiement de la prime de recherche. Prévu pour durer 120 heures, soit cinq jours, le mouvement est renouvelable jusqu’à la satisfaction des revendications syndicales. Une situation qui inquiète les étudiants, préoccupés par les conséquences sur leur formation.

Amphithéâtres vides, bibliothèques désertes et bureaux fermés. C’est le constat ce mardi matin à la faculté des sciences administratives et politiques (FSAP). Les étudiants redoutent de nouveaux retards dans leur cursus universitaire.

Étudiant en licence, Souleymane Ongoïba déplore les conséquences de ces interruptions répétées sur le parcours universitaire.

Quand les grèves impactent les projets futurs

« Nous sommes là sur la colline depuis 2023 et jusqu’à présent, on n’arrive pas à terminer la licence », Souleymane Ongoïba. Il estime que ces retards peuvent également compromettre les projets des étudiants, notamment leur participation à certains concours, en raison de l’âge limite requis.

L’étudiant souligne aussi les difficultés rencontrées par ceux qui doivent supporter les frais de déplacement pour se rendre à la faculté. Pour lui, la répétition des grèves rend la situation particulièrement préoccupante.

De son côté, Mariam Konaté, également étudiante en licence, déplore les perturbations dans la préparation des cours et des examens. « S’il y a toujours des grèves, on n’arrive même pas à bien nous préparer. Même nous sommes en TD (travaux dirigés, Ndlr) comme ça, mais certains enseignants ne viennent pas », témoigne-t-elle.

Le SNESUP menace de reconduire la grève

« Nous sommes ouverts au dialogue. Dans un premier temps, nous avons décrété 120 heures. Si rien n’est fait d’ici la fin de ce délai, nous allons renouveler la grève. Elle sera reconduite autant de fois que le gouvernement restera insensible à nos doléances », déclare Dr Oumar Coulibaly, secrétaire général du Syndicat national de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

Selon le responsable syndical, aucune négociation n’a encore été engagée avec les autorités. Le SNESUP prévient que la mobilisation se poursuivra dans les établissements d’enseignement supérieur et de recherche tant que ses revendications ne seront pas satisfaites.

En attendant une éventuelle issue au conflit, les étudiants restent dans l’incertitude, avec la crainte de voir leur calendrier universitaire davantage perturbé.

Source : Studio Tamani

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