La professeure Rokia Sanogo a retrouvé la liberté ce vendredi 5 juin 2026, selon plusieurs sources concordantes relayées dans les milieux judiciaires et universitaires.
Figure incontournable du monde scientifique et de la médecine traditionnelle au Mali, la chercheuse avait été placée sous mandat de dépôt à la prison centrale pour femmes de Bollé. Cette incarcération faisait suite à plusieurs jours d’auditions menées par les enquêteurs de la Brigade économique et financière, saisis après une dénonciation portant sur la gestion de fonds publics attribués à une structure liée à la médecine traditionnelle.
Une vague de soutiens décisive
L’arrestation de cette universitaire de renom avait suscité une vive émotion et une mobilisation sans précédent au sein de la communauté scientifique nationale et sous-régionale. Plusieurs syndicats d’enseignants du supérieur et associations de tradipraticiens avaient immédiatement exigé sa libération, saluant son intégrité et son engagement de Loyauté pour la valorisation de la pharmacopée africaine.
Ce que l’on sait de sa remise en liberté :
Si les détails précis de l’ordonnance de mise en liberté n’ont pas encore été intégralement divulgués par le parquet, des proches du dossier affirment que la Pr Sanogo reste à la disposition de la justice pour la suite de l’instruction.
Ce dénouement provisoire apporte un soulagement certain à ses collègues et sympathisants, qui commençaient à planifier des actions de protestation d’envergure. La suite de la procédure devra déterminer le bien-fondé des soupçons de malversations financières qui pèsent sur la gestion des enveloppes dédiées à la recherche médicale.
Ibrahim Coulibaly
Source : L’Enquêteur
