Office du Niger : « Cette entreprise doit être véritablement un des instruments de notre souveraineté’’ dixit le Ministre Sanou

Pour le Ministre de l’Économie et des Finances Alousséni SANOU, puisqu’il s’agit de lui, « si les facteurs de tout projet sont bien analysés assortis de propositions concrètes, notre accompagnement ne fera point défaut ».

Le Président Directeur Général de l’Office du Niger Dr Samba Bocary TOUNKARA, accompagné par le  Chef du bureau de la Représentation Office du Niger de Bamako Issa TOURÉ, a été reçu, à la première heure de ce matin vendredi 5 juin, en audience par le Ministre de l’Économie et des Finances Alousséni SANOU qui avait à ses côtés le Secrétaire Général du ministère  Abdoulaye TRAORÉ et le Conseiller Technique Diakaridia DEMBELE.  Les échanges ont porté sur la Stratégie de Développement Global de l’Office du Niger.

 Dans son introduction, l’hôte du jour a brillamment expliqué les tenants et les aboutissants de cette Stratégie qui se résume à faire de l’Office du Niger à l’horizon 2063 de Mali Kura Nɛtaasita, un Pôle d’excellence en agriculture irriguée durable, compétitive, inclusive et résiliente, moteur de la souveraineté alimentaire, de la croissance économique et de la réduction de la pauvreté au Mali. Cette vision repose sur six axes fondamentaux à savoir : les questions institutionnelles et de gouvernance, le développement des infrastructures hydrauliques, celui des aménagements, l’intensification, la diversification et la valorisation des cultures. Ce n’est pas tout, il faut ajouter également le développement Agro-industriel et infrastructures de soutien. Enfin, la gestion environnementale et sociale. Sans oublier la sempiternelle question de sécurité sans laquelle toutes les actions sont vouées à l’échec.

Pour la matérialisation de cette stratégie, un plan d’action pour le renouveau de l’Office du Niger a été formulé avec comme slogan : « Passer d’une logique de périmètre irrigué à celle de puissance Agro-Industrielle continentale « .

Aussi, le PDG de l’Office du Niger a évoqué le Contrat Plan liant l’État – Office du Niger – Exploitants agricoles. A ce sujet, il a sollicité un appui de l’Argentier Public pour la mobilisation du compte d’État indispensable pour l’entretien du réseau primaire c’est-à-dire le Pont-Barrage de Markala, le cœur névralgique du système hydraulique de l’Office du Niger et ses ouvrages annexes.

En réponse, le Ministre de l’Économie et des Finances Alousséni SANOU a d’abord félicité son interlocuteur pour sa nomination à la tête de l’Office du Niger. « Cette entreprise doit être véritablement un des  instruments de notre souveraineté, avec son potentiel 2 455 500 hectares dont 1 907 406 hectares aménageables, 1 445 000 hectares irrigables par gravité. Ndr, nous sommes condamnés à aller vers le renouveau de cet Office afin de créer de la devise pour une meilleure  croissance économique. Le Président de la Transition le Général d’Armée  Assimi GOÏTA compte beaucoup sur cette entreprise. C’est pourquoi, je travaille à cœur ouvert et à cent pour cent avec vous à condition que le travail se fasse dans les règles de l’art. Il nous faut répartir sur de solides bases afin que le projet puisse tenir dans la durée ».

Poursuivant son développement, dans un langage franc et surtout sans ambiguïté, le Ministre SANOU a invité l’Office du Niger à s’équilibrer c’est-à-dire à ajuster sa stratégie pour pérenniser son activité. Cet équilibre repose sur plusieurs piliers : la gestion de trésorerie pour la stabilité des finances, la répartition harmonieuse de la charge de travail entre employés. Il s’agit d’atteindre la stabilité économique et financière, humaine et opérationnelle pour assurer sa survie et sa croissance future. Pour atteindre cet objectif indispensable pour toute entreprise digne de ce nom, le Ministre de l’Économie et des Finances a demandé au PDG de l’Office  du Niger d’analyser bien tous les facteurs de son projet, c’est à dire avoir un cadre précis, des objectifs mesurables et réalistes, une équipe compétente, ainsi qu’une bonne communication avec toutes les parties prenantes. Pour cela, le rôle de l’encadrement est capital. « Il doit être même revalorisé » a indiqué le Ministre de l’Économie et des Finances afin que la communauté de base puisse s’auto-organiser davantage pour résoudre ses problèmes, gérer ses ressources pour améliorer leur cadre de vie.

En conclusion, le PDG de l’Office du Niger, Dr Samba Bocary TOUNKARA, a soutenu avoir pris bonne note des orientations du détecteur du cordon de la bourse et s’est engagé dans un contrat d’obligation de résultat.

Source : CCRP/ON Avec L’Enquêteur

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