Dans le cadre de la lutte contre le terroriste, le ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances a signé le 18 juin un arrêté portant inscription sur la liste nationale des sanctions financières ciblées. Elles concernent Malick Konaté, Kadidia Fofana, Sékou Tounkara, Ismaïla Sacko, Boubacar Soumahoro alias Bouba Fané, Cheick Mohamed Chérif Koné, Youssouf Doumbia alias Delfro, Almouzzami Ag Mohamed, Boubacar Sidigh Ould Taleb Sidi Aly, Haballah Ag Amzatta, Mohamed Elmaouloud Ould Ramadane, Ahmada Ag Bibi.
Enfin, le gouvernement prend le taureau par les cornes. Ces personnes sont accusées de soutien au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM ou JNIM) et au Font de libération de l’Azawad (FLA); promotion et apologie du terrorisme; association de malfaiteurs en vue de commettre des actes terroristes; facilitation de la perpétration d’actes terroristes. L’article 2 de l’arrêté précise que les biens et ressources économiques desdites personnes sont gelées pour une période de six mois renouvelables.
Cette mesure intervient quelques jours après que le gouvernement eut mis à prix la tête des responsables des groupes armés terroristes qui sévissent dans notre pays.
Dans les rues de Bamako, les conversations dans les Grins et autres espaces de discussions tournent autour de l’arrêté du gouvernement gelant les biens et ressources économiques des personnes citées dans l’arrêté du 18 juin. Les avis sont partagés. Pour AF un habitant d’un quartier de la rive droite, le gouvernement a mis trop de temps pour prendre cette mesure. Selon lui, les propos et les messages diffusés sur les réseaux sociaux des personnes citées dans l’arrêté sont des soutiens aux actions des terroristes sur le terrain. Il se réjouit de la mesure gouvernementale. Dans un «Grin», près d’une école, MK dit que le gouvernement a entendu son cri de cœur. «Depuis des années, j’étais parmi des personnes qui demandaient au gouvernement de sévir contre des Maliens qui jouent contre les intérêts de leur pays. Je ne peux que me réjouir de cette sanction», déclare avec joie MK.
Quant à TD, il pense que cette mesure ne participe pas à l’apaisement du climat social, déjà détérioré par des arrestations, des menaces qui pèsent sur des voix discordantes. DW, abonde dans le même sens. Selon lui, il est temps que le gouvernement mette un peu d’eau dans son vin pour plus d’inclusivité autour de la transition.
En plus des efforts et des succès engrangés par l’armée sur le terrain, cette nouvelle arme de lutte contre le terrorisme portera, elle aussi, ses fruits. Elle va dissuader d’autres d’emprunter cette voie suicidaire qui consiste, à travers les réseaux sociaux, à soutenir les actions des terroristes qui endeuillent les familles maliennes et paralysent les activités économiques.
Yoro SOW
Source : Inter de Bamako
